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Ultra-Fond en Afrique

Il arrive parfois que certains évènements bouleversent la vie. Celui qui vient en fait partie.

Ce qui m’est arrivé en partant en Afrique pour la première fois de ma vie résonnera à tout jamais dans ma tête. Cela sonne tout autant comme un grand coup de fouet pour la suite.
Je suis parti de France dans une forme morale « négative » où le milieu professionnel prenait trop d’énergie et de temps. Etre parti pendant une dizaine de jours pour être coupé du monde m’a fait le plus grand bien et j’en suis revenu grandi.

Pourquoi ?
Avant de partir, on m’avait prévenu que le changement de pays, de climat, de mentalités, allait être un changement brutal. On ne s’en rend compte que lorsqu’on y met les pieds. Et dès les premiers moments à l’aéroport de Douala, j’ai senti la différence. Rien n’était comme je l’avais imaginé.


Tout est différent : La ville, les gens, les habitudes de vie, le climat.

ultrafond en AfriqueJe suis venu au Cameroun pour faire partie d’une grande aventure. Cette aventure a pris forme, non sans embûches, et on a pu ressentir toutes les émotions des gens en traversant les villages. Ces enfants qui ne voient pratiquement jamais personne ont posé leurs regards, avides de découverte, en nous voyant pour la première fois. C’était pour moi des moments très forts et plein de vie.
La diversité et la richesse des rencontres resteront des éléments clés de ce séjour. La diversité tout d’abord est forte tant au niveau des cultures et coutumes, des langues. Je ne pensai pas vivre de tels moments riches d’enseignements.
Les rencontres sont merveilleuses. C’est à la fois une leçon d’humanité et de respect de rencontrer des personnes vivant dans leur propre univers, étant toujours aimables, accueillants et chaleureux. Ça remet les vraies valeurs en lumière.


L’épreuve du challenge s’est construite naturellement, en associant les forces en présences les unes avec les autres, et ce dans un « désordre organisé ». C’est assez formidable d’ailleurs de voir se démener les individus pour avancer. Il n’y a pas vraiment de chef d’orchestre mais tout le monde s’affaire, dans la précipitation, à préparer les étapes qui vont suivre.

Mon rôle pour ce challenge était d’encadrer les bénévoles. Mais je dois dire que c’était avant tout la découverte du monde à l’africaine. On ne demande pas les choses de la même façon en Afrique, on ne vit pas de la même manière. Il a fallu apprendre le mode de fonctionnement et s’adapter au rythme. L’attente est une vraie passion en Afrique. Il y a un maître mot que j’ai retenu : « Débrouillardise ». Si tu ne l’es pas, tu es out.
C’est aussi l’apprentissage de l’organisation d’une course mais pas simplement. J’ai découvert tous les à-côtés qui sont aussi importants. C’était pour moi véritablement une expérience individuelle forte, vécue avec des émotions mais également une expérience assimilable professionnellement étant donné ses caractéristiques de dimension « projet » au sens large.
Mais parmi les choses à développer et qui feront de cette épreuve dans les années futures un challenge à part, ce sont certainement vers les activités culturelles et touristiques que je me dirige et celles qui permettront à ce challenge d’être atypiques et terriblement attachant.


A la question posée, je n’ai qu’un mot : Evasion

C’est une expérience qui me sert en tant qu’individu sur le plan privé et professionnel. On ne peut en sortir que grandi de cette aventure.
Mon ambition est de garder le bénéfice de cette aventure humaine pour ne pas retomber dans les travers des mois précédents.
En guise de fin, parmi quelques expressions notées au passage, j’en ai retenu deux qui m’ont particulièrement plu :

« En France, vous avez l’heure, ici on a le temps ». Ce qui résume assez bien notre séjour.
« Les soucis apprennent à nager »

 

Jérôme Guihard - Décembre 2011

 

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